C’est la compétence reine. Dans un monde professionnel hybride, où les équipes ne se voient parfois qu’une fois par mois, savoir « sentir » l’ambiance à travers un écran est vital.
Le manager de 2026 doit savoir décoder les signaux faibles. Un collaborateur qui coupe sa caméra plus souvent que d’habitude, un ton de voix qui change, un mail un peu sec… L’empathie n’est pas de la gentillesse naïve, c’est une compétence de lecture. Elle permet de :
Savoir parler en public, c’est bien. Mais savoir écrire pour être lu, c’est mieux. Avec la généralisation du télétravail et des semaines de 4 jours, on ne peut plus interrompre ses équipes toutes les dix minutes pour une « réunion point d’étape ».
Le bon manager maîtrise l’art de la communication asynchrone. Il sait :
Face à des outils d’IA qui nous abreuvent de données et de recommandations pré-mâchées, le manager devient le gardien du sens.
Il ne doit plus « trouver » l’information, il doit la challenger. Est-ce que ce rapport généré par l’IA est biaisé ? Est-ce que cette décision d’optimisation des coûts est compatible avec nos valeurs RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) ?
Le manager doit avoir le courage de dire « non » à la logique purement algorithmique pour privilégier l’intuition humaine et l’éthique. C’est lui qui tranche en situation d’incertitude.
L’ère du « Command & Control » (je décide, vous exécutez) est définitivement enterrée par les nouvelles générations. Les jeunes talents ne cherchent pas un chef, mais un mentor.
Le manager-coach :
Le monde change vite. Les compétences techniques deviennent obsolètes tous les 18 mois. Un bon manager en 2026 est quelqu’un qui est à l’aise avec le fait de dire : « Je ne sais pas, mais on va apprendre ensemble. »
Cette humilité est une force. Elle montre l’exemple. Si le manager accepte de se former en continu, d’expérimenter de nouveaux outils et de pivoter rapidement en cas d’échec, alors son équipe fera de même. C’est ce qu’on appelle la learnability (la capacité à apprendre).
Pour résumer, on est passé d’un manager « héros » (celui qui sauve la situation, qui sait tout, qui travaille 15h par jour) à un manager « jardinier ».
Son rôle n’est pas de pousser la plante à tirer sur sa tige pour qu’elle grandisse plus vite. Son rôle est de créer l’environnement fertile (bonnes conditions, bons outils, bonne ambiance, confiance) pour que chaque membre de l’équipe puisse grandir par lui-même.
C’est un métier plus complexe, plus subtil, mais infiniment plus passionnant.
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